LA BELLE ET LA BÊTE

LA CONVENTION 2001

De gauche à droite: Jay Acovone, Jamie "Myhr" Murray, Edward Albert, David Schwartz et Linda Campanelli entourent Aurea, "listmom" de la liste BBTV, et Présidente de la Convention.

 

Samedi soir

 A 18h nous voilà de retour dans la salle. Nous cherchons notre table, qui par chance se trouve près de la scène, sur le côté. La décoration est soignée,et sur chaque assiette se trouve une "bougie de Winterfest" blanche, jaune et orange, ornée d'une rose et d'un minuscule "cristal". Un cadeau des "Chesapeake Helpers" qui les fabriquent pendant l'hiver et les apportent chaque année à la Convention. Au centre de chaque table, une sculpture représentant Vincent et Catherine, des moulages d'une œuvre originale de Sandy "Chandler" Shelton.

Sur la scène, un quatuor à corde s'apprête à nous offrir un concert de musique de chambre. Les convives sont en accord avec tout ce raffinement, plus élégants les uns que les autres, beaucoup en costumes des tunnels.

 


Armando

 


Tami et Cherokee
nos "colocataires"

 


Bruce et Jan

 

 

Vincent, superbe en velours cramoisi, prend place à la table des "Chesapeake". Une table spéciale regroupe les "celebs", les membres du Comité, et les deux heureuses gagnantes de la loterie organisée pour récolter des fonds. Une représentante du "NYC Foundling Hospital" (Hopital des Enfants Trouvés) est là aussi, justement, et nous présente l'établissement auquel iront tous les bénéfices de la Convention.

Puis c'est le "rituel de Winterfest". Tous ensemble, nous allumons nos bougies, passant la flamme de l'une à l'autre, tandis que la belle voix d'Edward Albert nous parle de solidarité, de communauté, et de partage de la lumière. L'esprit des Tunnels est là, dans ce moment d'émotion partagée, ou on peut presque sentir la présence de Vincent, Catherine, et Père au milieu de nous.

Le repas commence, accompagné de musique classique, et pendant que les musiciens se restaurent (ils sont à notre table), Novtek nous passe quelques unes de ses "music videos", images de la série montées sur des chansons. Pas facile de manger dans le noir et en se tordant le cou pour voir une video, mais leur "Boy from NYC", un vrai rock qui "balance" avec, bien sûr, Vincent en vedette, vaut vraiment le coup. Nous avons aussi droit à un hommage video à Beah Richards (Narcissa) décédée en Septembre dernier.

Mais LA vidéo, celle que nous attendons tous, est encore à venir. Dès que les tables sont débarrassées, la lumière s'éteint, et un grand silence se fait.

Ca commence comme un bêtisier, avec des bouts de scène ratées, des gags. Catherine manque renverser Vincent en se jetant dans ses bras et il rit. On voit la porte de l'ascenseur s'ouvrir sur Catherine et Joe, puis une autre prise, mais cette fois quand la porte s'ouvre ils sont en train de s'embrasser passionnément. Catherine est penchée sur Vincent, essayant de le faire revenir à lui, puis la caméra s'éloigne, et on s'aperçoit qu'elle est seule, agenouillée sur un petit chariot.

On a aussi une idée intéressante du travail des acteurs, en voyant Linda Hamilton faire monter en elle, à plusieurs reprises, l'émotion nécessaire à une scène, ou Ron Perlman recommencer plusieurs fois la scène du saccage de l'appartement en "rugissant".

Mais le meilleur moment arrive. D'abord la scène du rêve, dans "Une Joyeuse Vie". Catherine et Vincent sont assis sur l'herbe, elle lui dit "Je t'aime tant!" et ils se penchent l'un vers l'autre. Dans la série, à ce moment là, elle ouvre les yeux et c'est un autre homme qui est là. Dans la vidéo, on entend bien le metteur en scène crier "coupez!", mais Ron Perlman reste "dans son personnage" et, sur sa lancée, donne à Linda-Catherine un très tendre et joli baiser.

Puis c'est la scène finale du même épisode. Catherine court se jeter dans les bras de Vincent. A TREIZE reprises! Douze de ces treize fois, ils s'embrassent. Et pas un petit baiser timide du bout des lèvres, comme le très chaste "baiser des ombres" qu'on voit dans la série. Non, un vrai baiser, bien long, passionné et haletant, pris sous plusieurs angles. Celui que nous aurions vu si les producteurs avaient été moins timorés. Ce n'est rien de dire qu'il y a de l'ambiance dans la salle…à tel point que la seule prise ou ils ne s'embrassent PAS déclenche un concert de sifflets.

Quand la lumière se rallume, nous mettons du temps à redescendre de notre petit nuage rose. La fanfiction, l'imagination, c'est bien beau, mais VOIR, c'est quand même mieux! Rien que ça, ça valait le voyage! Désolée, pas de photos, c'était strictement interdit. D'ailleurs, officiellement cette cassette n'existe pas! Et moi, bien sûr, j'ai tout inventé! Dommage, parce que si un jour elle se trouvait en vente, celle-là, elle rapporterait de quoi fonder un orphelinat!

Les quatre jeunes musiciens du quatuor regardent autour d'eux, l'air un peu perdu, visiblement ils se demandent chez quelle bandes de dingues ils sont tombés! Déjà le rituel des bougies les avait laissé perplexes…

Maintenant place à de nouvelles enchères. Cette fois-ci ce sont des objets "collectors" en rapport avec la série, ou les acteurs. Cassettes, photos, affiches, zines.

Edward Albert, épuisé et souffrant du dos, s'éclipse de bonne heure, mais Jay, Jamie et David se défoncent pour faire monter les enchères. Le "clou" de ce soir est un blouson de l'équipe de tournage, orné d'une rose, et du logo de la série. Et pas n'importe quel blouson, celui de Linda Hamilton qu'elle a offert pour les enchères, accompagné d'une lettre. Il partira à presque 2000$!

Finalement la compagnie se sépare, des petites étoiles plein les yeux. Demain, c'est (déjà!) le dernier jour de la Convention.

 

Suite

Retour au Sommaire