IL Y A LONGTEMPS QUE JE T'AIME...

(HOW COULD I FORGET THEE?)

De LEA

Traduit de l'américain par Annik

Chapitre 7

 

Il y avait encore de la lumière dans le bureau de Père et Vincent décida d'aller lui rendre visite, retardant le moment où il se retrouverait seul avec ses pensées.

‒ Père?

Le patriarche des tunnels leva les yeux de son livre

‒ Oh, déjà rentré, Vincent? Alors comment était ce concert? Catherine et toi avez vous passé une bonne soirée?

‒ Excellente, père

‒ Bien! J'espère seulement que la marche n'a pas trop fatigué Catherine.

‒ Je viens de la raccompagner à sa chambre et elle m'a assuré qu'elle allait bien, répondit Vincent

‒ Humph, c'est ce qu'elle dit toujours, répliqua Père. C'est peut-être vrai pour le moment, mais cela risque de changer dans les semaines qui viennent, avec l'avancée de sa grossesse. Il regarda son fils dans les yeux. Je compte sur toi pour m'aider à la convaincre de ralentir un peu ses activités. Tu sais combien elle peut être obstinée.

‒ Je ferai de mon mieux, promit Vincent. Mais vous ne devriez pas vous inquiéter, Père. Je suis sûr que Catherine ne fera rien qui puisse mettre en danger son enfant.

Le vieil homme sourit de mauvaise grâce.

‒ J'ai bien le droit de m'inquiéter! En tant que médecin et en tant que père c'est mon privilège.

Vincent lui jeta un coup d'oeil surpris. Un père? Père considérait-il Catherine comme sa fille? Il la traitait certainement comme telle, et à l'attitude de Catherine, Vincent voyait bien que le sentiment était réciproque. Il y avait de la familiarité et de la chaleur dans leur relation, ce qui bien sûr n'allait pas sans quelques conflits occasionnels entre deux fortes personnalités... mais il savait combien ils s'estimaient et se respectaient mutuellement.

Il fronça les sourcis à l'idée incongrue que cela ferait de Catherine une sorte de ...soeur, et il devait bien s'avouer que ce qu'il ressentait pour elle n'était pas exactement fraternel!

‒ Qu'est-ce qu'il y a, Vincent?

‒ Ce n'est rien, Père. Il se sentait incapable de parler de ses sentiments pour Catherine à son père, qui jusqu'ici s'était montré étonnamment silencieux au sujet de leur relation et du temps qu'ils passaient ensemble. Vincent s'était plusieurs fois interrogé sur le manque de réaction de Père en la matière. Après toutes leurs discussions passées au sujet de ces choses qui « ne pourraient jamais exister » pour lui, il s'était attendu au moins à une mise en garde, à un sermon ou deux sur les dangers d'une telle relation, mais rien n'était venu, ce qui le laissait un peu perplexe. Même s'il détestait penser à ce qui s'était produit dans sa jeunesse, Vincent avait bien conscience qu'il ferait mieux de ne pas non plus l'oublier, et cela ne ressemblait pas à Père de ne pas le lui avoir rappelé. Peut-être était-ce dû à son affection pour Catherine. Ou bien... s'était-il produit pendant ces trois années perdues quelque chose qui l'avait fait changer d'avis? A cette idée Vincent éprouva une sensation de malaise au creux de l'estomac.

‒ Vincent ? s'inquiéta Père.

Vincent se reprit et lui adressa un sourire d'excuse.

‒ J'ai peur de ne pas être de très bonne compagnie, ce soir. Je vais vous laisser à votre lecture. Bonne nuit, Père.

‒ Bonne nuit, mon garçon! Souviens-toi que je suis toujours là si jamais tu as besoin de parler.

Vincent acquiesça en silence et sortit. Père le suivit d'un regard pensif. Visiblement Vincent avait quelque chose sur le coeur, quelque chose dont il n'était pas prêt à parler, et il n'était pas bien difficile de deviner quoi! Comme tous les autres habitants des Tunnels Père avait observé Vincent en compagnie de Catherine. Il l'avait vu retomber amoureux d'elle et s'était réjoui que leur relation, partie sous de mauvais auspices, ait une autre chance de s'épanouir, libérée d'une bonne partie des obstacles qui l'avaient contrariée, obstacles dont lui-même n'avait pas été le moindre! Mais cela ne voulait pas dire pour autant que tout était devenu facile pour son grand compliqué de fils. Vincent et Catherine avaient encore du chemin à faire, et Père aurait aimé pouvoir écarter de leur chemin les épines dont il avait semé une bonne quantité de ses propres mains.

Il secoua la tête. N'avait-il pas eu assez la preuve que leur amour était assez fort pour surmonter tous les obstacles? Il devait garder confiance en eux, confiance que tout se terminerait bien pour les deux enfants de son coeur.

 

***************

‒ Je peux entrer, Catherine?

‒ Bien sûr Mary!

‒ J'ai quelque chose pour toi, annonça Mary avec un petit sourire satisfait. C'est ta robe pour la Fête de l'hiver. Elle la déposa sur le lit, enveloppée d'un drap blanc.

‒ Mary, tu n'aurais pas dû! Je comptais mettre une de ces ravissantes robes de grossesse qu'Olivia m'a prêtées.

‒ Ah non! protesta Mary. Cette année tout le monde a de nouveaux habits pour la Fête! Est-ce que tu te souviens de Mr Greene? C'est un de nos Amis. Il vend des tissus et nous fait régulièrement cadeau de ses coupons invendus.

Catherine connaissait plutôt bien Mr Greene, en fait, mais se contenta de hocher vaguement la tête.

‒ Je m'en doutais, fit Mary en esquissant un sourire. Enfin bref, cette année il s'est montré incroyablement généreux avec nous, en quantité comme en qualité. Avec Sarah et Olivia, nous avons pu faire quelque chose pour chacun ici, grâce à ce qu'il a appelé de « vieux rebuts », et il nous reste encore des réserves! Elle désigna la robe. Allez, regarde-la!

Catherine déballa précautionneusement la robe et poussa un petit cri de surprise.

Oh, Mary!

La robe, coupée dans un velours d'un rouge profond qui luisait doucement à la lumière des bougies, était magnifique, et si familière que Catherine en eut les larmes aux yeux. C'était la réplique presque exacte, version grossesse, de la robe qu'elle portait sur le tableau peint par Kristopher Gentian.

Catherine regardait fixement la robe, de grosses larmes roulant sur ses joues, et Mary finit par s'inquiéter.

Tout va bien, Catherine? Nous n'aurions peut-être pas dû... Catherine la serra dans ses bras.

‒ Elle est tellement belle! Merci infiniment.

‒ De rien, ma chère petite, tout le plaisir a été pour nous! répliqua Mary. Ce coupon de velours nous a donné exactement la même idée, à Sarah et à moi. Je ne pense pas que nous aurions pu en faire quoi que ce soit d'autre! Père a caché le tableau je ne sais où, mais Elizabeth nous a fait des croquis, et nous avons travaillé là-dessus. Bien sûr il a fallu ajouter un peu d'ampleur par ici, ajouta-t-elle en montrant le devant de la robe, mais une fois que tu auras accouché il sera facile de la modifier pour que tu puisses continuer à la porter. Et maintenant essaie-là, tu veux bien? Que je voie comment elle te va!

 

*******

 

 
Vincent boucla sa ceinture sur  son nouveau gilet et lissa l'étoffe sur ses hanches, appréciant la caresse du velours sous ses mains. Le gilet était superbe, bien que d'une teinte inhabituelle pour lui. Il portait normalement des couleurs plus neutres, plutôt dans les gris, les bruns ou les beiges, et ce rouge riche et profond l'avait un peu surpris, mais il devait admettre qu'il lui plaisait beaucoup. Le gilet contrastait joliment avec sa chemise à jabot préférée et le nouveau pantalon noir que Mary lui avait fait. Les bordures et les lacets de cuir étaient de la même couleur que sa ceinture et que ses cuissardes et, même sans miroir dans la chambre, Vincent était conscient que cette tenue l'avantageait, du moins autant que cela était possible. Il se demanda si Catherine le trouverait... à son goût.

Les messages sur les tuyaux le tirèrent de sa rêverie. Les Amis arrivaient, et Catherine devait l'attendre. Il jeta sa cape sur ses épaules, prit sa bougie et sortit.

Catherine, debout devant le grand miroir ovale à l'ancienne qui ornait sa chambre, s'examina d'un oeil critique. Elle avait certainement pris du poids depuis son arrivée, grâce à la bonne cuisine de William, mais pas trop. Juste assez pour remplir comme il convenait le profond décolleté de la robe, et la grossesse lui faisait vraiment une poitrine de rêve! Les plis astucieusement disposés sur le devant de sa robe laissaient de la place à son ventre sans pour autant le dissimuler. Sa grossesse l'embellissait, et elle était impatiente de voir la réaction de Vincent. Elle avait la ferme intention de l'éblouir!

Elle jeta un regard de regret à la poche de cuir sur sa table de nuit. Comme elle aimerait pouvoir porter son cristal! Il serait absolument parfait avec cette robe, mais le moment n'était pas encore venu. A sa place elle avait choisi de porter un pendentif de rubis en forme de coeur, qui lui venait de sa mère. Il irait très bien, même si ce n'était pas son premier choix. Elle était en train de se battre avec le fermoir quand elle entendit la voix bien-aimée derrière le rideau de l'entrée.

‒ Catherine ?

‒ Entre, Vincent, je suis presque prête.

Vincent écarta le rideau pour entré dans la chambre et s'arrêta sur le seuil, cloué sur place. Il n'avait pas souvenir d'avoir jamais contemplé pareille beauté.

Etait-il en train de rêver? Une telle perfection était-elle possible, ici, dans son monde, ou bien la vision avait-elle surgi de ses fantasmes pour le narguer?

La vision s'adressa à lui avec la voix de Catherine, l'arrachant à sa contemplation.

‒ Tu pourrais m'aider, s'il te plaît Vincent? Je n'arrive pas à attacher ce truc.

Il s'approcha lentement d'elle, fasciné par le contraste entre le velours rouge qu'il reconnaissait (Oh, Mary!) et la généreuse étendue de chair offerte aux regards, d'un blanc nacré que dorait la lumière chatoyante. Les mots de Catherine finirent par lui parvenir, et l'idée d'approcher ses mains de ce cou nu le paniqua.

‒ Catherine, je ne sais pas si...

Elle écarta sa protestation d'un geste.

‒ Ce n'est pas difficile, c'est juste que je ne vois pas ce que je fais.

Avec réticence il prit le bijou, posa sa bougie près de celle de Catherine et se mit derrière elle pour lui passer la chaîne autour du cou, étudiant le fermoir effectivement simple mais minuscule. Ses griffes ne lui facilitaient pas la tâche, mais il avait appris à contourner l'obstacle et parvint à attacher le collier, profondément troublé par le contact fugitif avec la peau nue de Catherine. Puis il resta là, incapable de s'éloigner d'un seul pas, fasciné par la courbe gracieuse et fragile de ses épaules. Il inspira profondément le doux parfum de fleur de ses cheveux et celui, plus fort et plus épicé, qui montait de son décolleté, sur lequel sa position lui offrait une vue plongeante. Un peu embarrassé il leva les yeux vers le miroir en face d'eux. D'abord il ne vit que Catherine, la beauté de sa robe, et la façon dont cette dernière épousait son corps épanoui. Elle semblait une rose rouge épanouie, un fruit mûr et appétissant, et Vincent sentit sa respiration s'accélérer tandis qu'à sa grande honte son corps commençait à réagir à leur proximité. Il fit mine de s'éloigner, mais Catherine le devança. Attrapant sa main sur le côté, elle la posa sur son ventre, le plus naturellement du monde.

‒ Tu sens, Vincent? Le « petit bonhomme » est tout excité à l'idée de Winterfest, il danse déjà!

Vincent leva les yeux vers le reflet de son visage rayonnant.

‒ Une gigue, apparemment, répondit-t-il aussi légèrement qu'il put. Puis il se figea. Là, dans le miroir,  au-dessus des cheveux de Catherine, il y avait une pauvre caricature de visage, avec juste assez d'humanité dans les traits pour en faire ressortir le caractère bestial. Et ce visage était le sien!

Comment osait-il se tenir si près d'elle, la regarder, la toucher? Comment osait-il... la désirer?

A cet instant il se serait sûrement écarté d'elle dans son dégoût de lui-même, sans doute pour s'enfuir vers un tunnel profond et obscur, sans cette petite main qui tenait toujours fermement la sienne, la plaquant sur un ventre agité de soubresauts. Il sentit les mouvements se calmer tandis que le minuscule dos venait se loger sous sa paume. Le contentement diffus du bébé lui parvint à travers leur inexplicable connection, apaisant un peu son angoisse, et finalement il fut capable d'affronter le regard de Catherine dans le miroir. Elle lui sourit, heureuse et sereine.

‒ Mm! Merci Vincent. Ce n'est pas que je n'aime pas que le petit bonhomme prenne de l'exercice, mais ça fait aussi du bien quand ça s'arrête!

Elle se détendit contre lui tout en parlant et, comme de sa propre volonté, le bras libre de Vincent vint encercler son corps, l’attirant possessivement contre lui. Un mouvement instinctif, surgi du plus profond de lui, et exécuté avant que sa raison ne puisse réagir. Aussitôt une petite voix intérieure s’éleva pour lui crier qu’il ne devrait pas faire cela, mais il se sentait incapable de la lâcher. D’ailleurs Catherine elle-même n’en avait pas la moindre envie, à en juger par la façon dont elle se laissa aller contre lui, venant poser une main sur son poignet.

Enhardi par la confiance de Catherine, Vincent s’aventura à regarder de nouveau dans le miroir, étudiant leur reflet aussi calmement que possible. Catherine, d’abord, belle et sereine, le corps détendu, et sur le visage une expression rêveuse et satisfaite qui disait qu’elle se trouvait exactement là où elle désirait être !  Cela aida Vincent à affronter la vue de sa main velue, rendue plus incongrue encore par la manchette à volants dont elle émergeait. Cette main reposait en travers de la gorge de Catherine, ses longs doigts étalés sur l’épaule nue d’une façon qui aurait pu paraître dangereuse, presque prédatrice, sans la présence d’une autre main par-dessus. Si petite, si lisse en comparaison, la main de Catherine reposait sans crainte sur la sienne, ses doigts fins esquissant une caresse presque imperceptible. Difficile de trouver deux mains plus différentes, pourtant Vincent devait admettre que le contraste n’avait rien de choquant. Ces deux mains-là allaient bien ensemble.

Ses yeux s’aventurèrent plus haut, suivant les vagues de leurs chevelures mêlées, pour finalement rencontrer un regard bleu plein de défi, qu’il eut du mal à reconnaître comme le sien. La… créature… l’homme… (l’homme ?) qui lui renvoyait son regard paraissait si sûr de lui, si certain de son droit à tenir ainsi Catherine dans une étreinte possessive ! Elle est à moi ! Un problème avec ça ?semblaient le défier les yeux bleus.

Il y avait sûrement des tas de bonnes raisons pour y trouver un problème, mais à cet instant précis Vincent était incapable de se rappeler lesquelles, et de toute façon ça n’aurait rien changé.

La calme assurance que reflétait le miroir était la sienne, et les traits qui lui faisaient face ne lui semblaient plus inhumains, leur expression à la fois tendre et sauvage tandis qu’il resserrait son étreinte sur le corps souple et docile de Catherine.

Ils étaient différents, certes, mais ils allaient bien ensemble. Ils étaient faits pour aller ensemble. Ils lui semblaient même… familiers ? Une forte sensation de déjà-vu envahit Vincent, lui faisant tourner la tête, et pendant une seconde il crut bien se souvenir mais l’impression s’évanouit comme elle était venue, et il n’y pensa plus. Le présent suffisait à retenir toute son attention, avec une conscience grandissante de l’intimité sensuelle de leur posture. Son corps réagissait à la proximité de Catherine, à son parfum excitant, au contact des courbes douces de son corps pressées contre le sien. La tiédeur satinée de sa chair nue lui brûlait la paume, envoyant des vagues incendiaires dans tout son corps. Il savait qu’il devait s’écarter d’elle avant qu’elle ne prenne conscience de son état, et pourtant il resta là, incapable de renoncer à sa chaleur, s’autorisant pendant encore quelques instants le plaisir doux-amer de la tenir comme le ferait un homme, de la désirer comme le ferait un homme.

Catherine ne disait mot, savourant de façon éhontée l’intimité de leur étreinte. Elle avait du mal à y croire. La, dans le miroir en face d’elle, le tableau de Kristopher Gentian avait pris vie ! Avec de petites différences, il fallait bien garder quelques certitudes… Sur le tableau Vincent portait des gants, et elle, bien sûr, n’était pas enceinte ! Mais ce n’étaient là que des détails. Ce qu’elle préférait dans le portrait, c’étaient les sentiments qu’il évoquait. L’intimité, la confiance, la certitude… l’appartenance, elle pouvait maintenant les voir, évidents, dans leur reflet. Elle les sentait aussi dans la façon qu’avait Vincent de la tenir, sans une once de timidité. La respiration accélérée de Vincent et la subtile tension de ses muscles trahissaient son excitation, et, serrée ainsi contre lui, il lui était difficile d’ignorer ce qu’elle sentait durcir contre son dos, mais il ne semblait même pas vouloir s’en cacher. Il contemplait leur reflet dans la glace, et elle eut la soudaine certitude qu’en cet instant il les voyait comme un couple, il se voyait comme un homme.

Une vague brûlante de désir envahit Catherine, la prenant par surprise. Avec un petit gémissement elle se rapprocha encore de Vincent, se pressant contre l’évidence de son désir.

Un grondement sourd lui répondit, accompagné d’un mouvement de hanches suggestif. Elle sentit des baisers fervents dans ses cheveux, et la main de Vincent quitta son épaule pour s’aventurer plus bas.

– Oh, Catherine ! lui murmura-t-il à l’oreille, la voix rauque d’émotion.

– Catherine, tu es prête ? Il est l’heure !

La voix de l’autre côté du rideau les fit sursauter. Instinctivement ils se séparèrent d’un bond et quand Mary entra ils se tenaient fort convenablement à un bon mètre l’un de l’autre.

– Oh, Vincent ! Tu es là ? Tu devrais y aller aussi, tout le monde t’attend !

Catherine attrapa hâtivement sa cape et se retourna pour permettre à Vincent de l’aider à l’enfiler, mais surtout pour dissimuler ses joues brûlantes au regard perçant de Mary.

– On arrive tout de suite, dit-elle,  espérant que sa voix ne tremblait pas trop.

– Je vais prévenir tout le monde. N’oubliez pas vos bougies, les enfants.

En sortant de la chambre, Mary ne put retenir un sourire. Ils avaient beau faire, on ne la trompait pas comme ça. Elle était sûre qu’il s’était passé des choses dans cette chambre avant qu’elle n’y entre.

Parfait ! C’était exactement le but de cette robe…

Chapitre 8

Retour aux Contes                 Retour au Sommaire