LA BELLE ET LA BÊTE
LA CONVENTION 2001
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Samedi Après le petit déjeuner, nous filons
chez "Gizmo 1H Photo" (une boutique tout près de l'hotel, tenue par
une Française!) faire développer les pellicules de la veille. Ce matin, c'est la séance d'autographes,
et une heure plus tard, nanties de nos clichés, nous faisons sagement la
queue devant la table ou sont alignés les "celebs". On fait signer
son Conzine, son sac, ou des photos. Je fais dédicacer par Myhr et Edward
Albert les photos prises la veille avec eux.
Ensuite nous retournons faire un tour au
Dealer's Room, ou de nouveaux zines ont été sortis. Nous dénichons encore
quelques "trésors". Je m'offre aussi le 33t vinyle de "Of Love
And Hope", tout neuf, encore sous plastique, avec un superbe Vincent sur
la pochette, ça c'est pour garder, et une copie du CD, pour écouter. Des copines de la liste BBTV viennent
nous chercher. Comme il est de tradition, tous les membres de la liste
présents à la Convention signent des cartes, illustrées d'un superbe dessin
original de Sandy Tew, destinées à tous ceux qui n'ont pas pu faire le
voyage. Une façon de leur dire que "leur esprit nous accompagne". Comme la veille, un buffet nous attend
dans un coin du Dealer's Room, une chose est sûre, nous ne souffrirons pas de
la faim pendant cette Convention! Nous sortons prendre un café chez
"Starbuck", histoire de voir un peu le soleil, pendant que les
autographes continuent. A 14h, il y a un "panel" auquel
j'ai décidé d'assister. Il y est question d' écriture de fanfic, un sujet
auquel je m'intéresse tout particulièrement. Il est mené par deux auteurs
chevronnés, Linda Barth et la presque légendaire Teri Peppe, un des écrivains
les plus populaires du fandom. D'ailleurs, quand elle se présente, elle est
longuement applaudie. Dans le peu de temps qui nous reste (les autographes
ont traîné en longueur, il a pratiquement fallu sortir Edward Albert de
force!) elles nous répartissent par groupes, nous donnent une situation de
départ (C&V sur le balcon, V veut partir, C essaie de le retenir), et à
chaque groupe un thème différent. Policier, romance, érotique (la
spécialité de Teri), mon groupe pioche la science-fiction. En un quart
d'heure nous devons écrire une "vignette", qui sera ensuite lue aux
autres. Les résultats sont plutôt bons. Nous, nous avons exploité le thème de
"La guerre des mondes" de Wells repris à la radio par Orson Welles.
Vincent croit la fin du monde arrivée, alors, bien sûr, il n'a plus rien à
perdre… et Catherine, qui a compris qu'il s'agit d'une émission de radio, se
garde bien de le détromper! D'ailleurs, avec des thèmes différents, les
quatre histoires finiront toutes de la même façon. Teri et Linda écoutent et suggèrent des
améliorations, des ajouts ou des coupes pour rendre chaque histoire plus
prenante. C'est passionnant, mais trop vite nous devons quitter la salle pour
nous rendre aux "Questions-Réponses". Une autre tradition des Conventions. Les
invités sont alignés, assis sur la scène, et on leur pose des questions. On sent
quand même qu'au bout de douze ans, tout a été dit, ou presque, mais pour les
"pucelles" que nous sommes ça reste très intéressant. On en apprend
beaucoup sur la façon dont la série était "fabriquée", les invités
racontent des anecdotes de tournage, ou parlent de leur carrière. Jay Acovone
fait rire tout le monde en racontant comment pour un épisode de X-Files ou il
se faisait décapiter, il a du rester une heure la tête enfouie sous le
plâtre, pour en faire un moulage. Une expérience qu'il espère bien ne jamais
renouveler! Edward Albert nous fait partager le
souvenir de la seule scène qu'il ait tournée avec Ron Perlman. Il a du jouer
sans entendre son partenaire, parce que le micro placé dans le nez de Vincent
(!) était en panne. Et la merveilleuse voix de Vincent, en fait presque un
chuchotement, ne "portait" pas. Il y aura aussi un grand moment
d'émotion. David évoque le tournage de la dernière scène de l'épisode 1 de la
Saison 3. La mort de Catherine, la dernière apparition de Linda Hamilton.
Pour toute l'équipe aussi c'était la fin de quelque chose, et ils avaient
inconsciemment repoussé le tournage de cette scène, mais une fois toutes les
autres en boite, il a bien fallu y venir. David raconte l'atmosphère lourde,
les gorges qui se serraient au fil des prises. "Quand le metteur en
scène a lancé le "coupez" final, tout le monde sur le plateau avait
les larmes aux yeux." nous dit-il. A la fin de son récit, le silence est
total dans la salle, et il n'y a plus un œil sec. Vu que cette scène a
traumatisé des milliers de fidèles de la série (par chance j'y ai échappé!)
c'est quelque part rassurant de savoir qu'elle a été aussi difficile à
tourner, qu'elle a touché même ceux qui la "fabriquaient". Il est temps de laisser la salle aux préparatifs du Banquet de ce soir, et d'aller nous aussi "nous faire belles". |
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