IL Y A LONGTEMPS QUE JE T'AIME...

(HOW COULD I FORGET THEE?)

De LEA

Traduit de l'américain par Annik

Chapitre 12

 

— Puis-je vous parler, Père ?

Jacob Wells ferma le registre où il était en train d’écrire et se tourna vers son fils.

— Bien sûr. Entre, Vincent ! Le thé doit être encore assez chaud si tu en veux.

Vincent déclina l’offre d’un geste, ignorant également le fauteuil que son père lui désignait. Il resta debout au milieu du bureau, à se balancer un peu gauchement d’un pied sur l’autre. Père retint un sourire. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu Vincent faire cela, pas depuis qu’il avait appris, en devenant adulte, à cacher son trouble intérieur sous une attitude invariablement calme et digne. Quand son fils était plus jeune, cette posture signifiait que quelque chose le tracassait et cela devait vraiment le tracasser beaucoup pour que sa vieille habitude refasse ainsi surface malgré des années d’autodiscipline.

Pas difficile non plus de deviner ce qui le troublait ainsi. Comme toute la communauté des tunnels, Père avait observé les rapides progrès de la relation entre Catherine et Vincent, dont le point culminant avait été cette merveilleuse valse à la Fête de l’Hiver… et l’absence apparente de progrès depuis lors. Bien que n’en ayant jamais discuté avec Catherine, Père savait que le subtil recul que chacun avait remarqué n’était pas de son fait, même si elle semblait l’avoir accepté sans impatience ni amertume. Cela avait dû être dur pour elle, mais elle comprenait mieux que la communauté, mieux que Jacob Wells lui-même, que Vincent avait besoin de plus de temps pour réfléchir avant de s’engager dans une relation qui les lierait l’un à l’autre.

Eh bien, il semblait que ces réflexions aient finalement porté leurs fruits, suffisamment du moins pour que Vincent se sente prêt à les partager avec quelqu’un. Pas trop tôt !

Père attendit, le visage inconfortablement levé vers son fils, jusqu’à ce que Vincent s’en aperçoive et finisse par s’asseoir. Le patriarche des tunnels se garda bien de dire un mot et finalement son fils parla à voix basse, en évitant son regard.

— Père vous avez sûrement remarqué que Catherine et moi sommes devenus… proches au cours des mois qu’elle a passés ici.

Père émit un petit bruit amusé.

— Je vieillis peut-être, mais Dieu merci, je ne suis encore ni sourd ni aveugle !

— Catherine… va bientôt avoir son enfant…

— Si l’on considère qu’elle arrive à la fin de son neuvième mois, cela parait en effet fort probable, dit Père en hochant gravement la tête.

Vincent soupira. Son père n’avait pas l’air décidé à lui faciliter la tâche.

— Est-ce qu’elle… vous a dit ce qu’elle a… l’intention de faire, ensuite ?

Père le regarda par-dessus ses lunettes.

— Et pourquoi me demandes-tu cela à moi ? C’est à Catherine qu’il faut poser la question.

— Je sais bien mais cela me paraît… difficile.

— Pourquoi donc ? s’enquit Père en secouant la tête. Comme tu l’as dit, vous êtes proches, maintenant. Tu devrais être capable de lui poser une question toute simple comme ‘Catherine, que comptes-tu faire après la naissance de ton enfant ?’

— Catherine et moi n’avons jamais… abordé le sujet, avoua Vincent en baissant les yeux. Je ne… sais toujours pas ce qui l’a poussée à se réfugier En-Bas, ni quel motif pourrait l’inciter à rester ici. Oh, Père, comment vais-je le supporter si elle décide de repartir En-Haut ? lâcha-t-il.

— Alors tu voudrais qu’elle reste En-Bas ?

Vincent redressa les épaules et regarda son père avec une pointe de défi.

— Je veux plus que cela. Je veux que Catherine reste… avec moi. Je veux que nous soyons unis. Je l’aime, Père.

Il ne savait pas trop à quelle réaction il s’était attendu, mais probablement pas à cette sympathie curieusement mêlée d’humour qui se lisait dans les yeux de son père quand celui-ci répondit tranquillement.

— Alors, tu devrais peut-être le lui dire ?

— Vous croyez vraiment que je devrais ?

— Que veux-tu dire ? As-tu la moindre raison de croire que Catherine ne partage pas tes sentiments.

Vincent secoua la tête.

— Je sais qu’elle les partage, aussi incroyable que cela puisse paraître ! Pourtant, ai-je le droit d’exiger d’elle un pareil sacrifice ? La place de Catherine et de son enfant est En-Haut, à la lumière. Comment pourrais-je souhaiter qu’ils demeurent dans les ténèbres, aux côtés de quelqu’un… comme moi ?

— À moins que ce ne soit ce qu’elle veut, elle aussi. Il n’y a qu’elle à pouvoir décider où est sa place, Vincent, rétorqua Père. Mais pour prendre une décision, elle a besoin de savoir quelles sont ses possibilités. On ne peut pas faire un choix si aucune option n’est proposée. Je crois vraiment que tu devrais lui en parler.

Vincent baissa la tête.

— Puis-je vraiment lui demander de s’unir à moi ? De partager ma vie, mon… lit ? Je ne sais même pas si je peux…

Père haussa les épaules.

— Je ne vois aucune raison qui t’en empêche, énonça-t-il le plus naturellement du monde.

Cela lui valut un regard aigu de Vincent.

— Et c’est vous qui me dites cela, après tous vos avertissements sur le sujet ! Après ce qui s’est passé avec…

— Lisa ? C’était il y a bien longtemps ! coupa Père. Vous n’étiez encore que des enfants et j’ai réagi trop violemment. J’avais peur. Lisa elle-même a été beaucoup moins effrayée et choquée que toi. C’est à peine si elle se souvient de l’incident.

— Vous avez revu Lisa ! Elle est revenue ?

— Oui, acquiesça Père. Quelques mois à peine avant… ta maladie. Elle s’était engagée dans une relation avec un homme dangereux et voulait se cacher dans les tunnels. Catherine a convaincu Lisa de témoigner contre lui et l’a placée sous protection policière.

— Catherine… connaît Lisa ! Il fallut quelques secondes à Vincent pour se remettre du choc et en comprendre les implications. Et est-ce que Catherine sait pour…

— Elle ne l’a pas appris par moi, c’est tout ce que je peux te dire. Mais je n’ai aucun moyen de savoir ce que Lisa, ou toi d’ailleurs, avez bien pu lui raconter à l’époque.

Vincent digéra silencieusement la réponse, n’osant poser la question qui le taraudait : avait-il été à ce point proche de Catherine dans le passé, pour que Père le croie capable de lui avoir raconté… cela ?

— Quoiqu’il en soit, Vincent, la raison pour laquelle j’ai évoqué Lisa, c’est que… j’ai pris une décision, à ce moment là, pour te protéger. Une décision qui a pesé lourdement sur ta vie toutes ces années. Je me demande maintenant si cette décision était la bonne, mais elle le paraissait  au vu des circonstances et j’en ai pris la responsabilité, en tant que père. (Il regarda son fils droit dans les yeux.) Par contre, il n’y a aucune raison qu’elle continue de régir ta vie maintenant que tu es un homme adulte.

— Est-ce vraiment ce que je suis, Père ?

Le vieil homme prit son temps pour considérer la question, parcourant son fils des yeux avant de répondre d’une voix douce.

— Adulte ? Oui, sans le moindre doute.

Les deux hommes échangèrent un long regard et Père fut rassuré de voir Vincent se détendre un peu, l’ombre d’un sourire au coin des lèvres. Mais il savait qu’on n’avait pas encore abordé le cœur de la question, la véritable raison qui avait amené Vincent ce soir. Il en eut la confirmation en le voyant se lever et commencer à faire les cent pas dans le bureau avant de venir se planter devant lui, les sourcils froncés, les yeux fixés au sol.

— Père, il y a… autre chose qui m’inquiète. Même si je n’ai probablement aucun droit de vous le demander…

— Demande toujours !

— Cet… homme…

— Quel homme ? s’enquit Père, feignant une parfaite innocence.

Vincent leva les yeux.

  Le père de l’enfant de Catherine, lâcha-t-il enfin. Catherine n’a jamais dit un seul mot à son sujet et je… n’ai jamais eu le courage de lui poser la question. Savez-vous quoi que ce soit au sujet de cet homme, Père ? Je ne vous demande pas de trahir la confiance de Catherine, mais…

Père eut pitié de lui et décida d’abréger ses souffrances.

— Vincent, le coupa-t-il. Sans trahir le moins du monde la confiance de Catherine, je peux t’affirmer que tu n’as nul besoin de te tracasser à ce sujet. Je t’assure que le père de son enfant ne peut en aucun cas être un obstacle à votre relation.

— Mais… commença Vincent. Père ne le laissa pas continuer.

— J’ai peur de ne pouvoir t’en dire plus, mais cela répond bien à ta question, non ?

Il vit que ses paroles avaient fait mouche. L’expression inquiète de Vincent fit peu à peu place au soulagement, puis à un grand sourire joyeux.

— Oui, en effet. Merci, Père vous m’avez beaucoup donné à réfléchir.

Le vieil homme lui rendit son sourire.

— Si je peux me permettre encore un conseil : ne réfléchis pas trop. En grandissant, ajouta-t-il en le regardant dans les yeux, tu es devenu le genre d'homme qu’un père peut être fier d’avoir élevé. Un homme que tout enfant aurait beaucoup de chance d’avoir comme père. Contente-toi d'écouter ce que dit ton coeur ! Et n’oublie pas que Catherine, elle aussi, a le droit de décider pour elle-même. Elle mérite que tu lui laisses le choix.

Vincent hocha la tête en silence et quitta le bureau, marchant à grand pas sans savoir vraiment où il allait, jusqu’à ce qu’il finisse par aboutir dans sa chambre. Avec un soupir, il enleva sa cape et se laissa tomber sur son lit, observant distraitement les ombres dansantes que la lumière des bougies projetait sur le plafond rocheux, en parfait écho aux ombres et aux lumières des pensées qui lui dansaient dans la tête. La conversation avec Père lui avait fait du bien, même s’il savait au fond de lui qu’en fait elle n’était pas nécessaire. Il avait eu l’impression, à certains moment, de jouer avec son père une scène parfaitement bien apprise de part et d’autre. Il était évident que Père savait à l’avance ce qu’il allait lui demander, et Vincent devait s’avouer qu’il n’avait pas vraiment besoin de l’avis de son père, étant déjà arrivé tout seul aux mêmes conclusions. Et pourtant, cela l’avait aidé de les entendre énoncer à haute voix, après toutes ces semaines d’introspection. Cela l’avait aidé de jouer à l’avocat du diable et d’énumérer tous les arguments contraires possibles, y compris celui qui le tourmentait le plus, la question épineuse du père de l’enfant, pour voir Père les balayer d’un revers de main. Comme il l’avait déjà fait lui-même, bien que cela lui ait pris un certain temps.

Du temps perdu ? Une partie de Vincent était encline à le penser. S’il avait suivi le chemin qui s’ouvrait devant lui à la Fête de l’Hiver, Catherine et lui seraient ensemble, vraiment ensemble, depuis trois mois maintenant. Il l’aurait dans ses bras, dans son lit, toutes les nuits, dans la chaleur et la sécurité d’un engagement mutuel qu’ils avaient été prêts à prendre. Ou presque. Apparemment, lui n’était pas si prêt que cela, puisqu’il avait saisi la première occasion de faire marche arrière !

Bien sûr, à ce moment-là, il n’avait pas vu les choses de cette façon. Il s’était facilement persuadé qu’il faisait cela uniquement pour Catherine.

Après la Fête de l’Hiver, il avait dû passer une semaine dans les niveaux inférieurs, pour des travaux d’entretien sur la conduite d’eau principale. Tout ce temps, l’image de Catherine était restée devant ses yeux, sa douce voix dans ses oreilles. Ses lèvres brûlaient encore de leurs baisers tandis qu’il travaillait dur avec les autres hommes de l’équipe. À chaque seconde, elle lui manquait et seul l’épuisement physique le plus complet lui permettait de  trouver un peu de repos pendant la nuit, quand son âme réclamait désespérément la présence de Catherine et que son corps brûlait d’un désir sauvage qui le poursuivait jusque dans des rêves enfiévrés.

Et une nuit, un de ces rêves était allé jusqu’à sa glorieuse conclusion et à sa grande honte, il avait éveillé ses compagnons en sursaut par un rugissement sonore. Bien qu’ils aient tous attribué cela à un cauchemar et se soient même inquiétés pour lui, Vincent s’était senti terriblement embarrassé, humilié, même, par ce rappel de sa nature animale. Son assurance et sa certitude avaient commencé à le déserter.

Il avait bien sûr été ravi de revoir Catherine, mais avait esquivé son baiser de bienvenue. Il savait que cela l’avait surprise et même peinée, même si elle n’en avait rien montré, ne laissant paraître que sa joie de le retrouver. Et puis ils s’étaient rendus En-haut, chez Sam et Karen.

Vincent soupira. La soirée avait été vraiment merveilleuse. Ils avaient émergé des tunnels, accueillis par des colliers de fleurs, dans une maison décorée de ravissants objets exotiques et remplie de succulents parfums exotiques. Karen leur avait préparé un délicieux dîner hawaiien qu’ils avaient savouré en bavardant et en riant comme des fous. Oui, même lui ! Vincent ne se souvenait pas d’avoir jamais tant ri. Après dîner, ils avaient regardé des diapositives et des vidéos de ces îles lointaines et fascinantes, avec leurs lagons turquoise, leurs plages paradisiaques et leurs majestueux volcans. Une merveilleuse soirée, vraiment, mais dont il lui était resté un profond malaise qui l’avait rendu silencieux sur le chemin du retour et tenu éveillé toute la nuit.

Car il avait vu Catherine dans son monde à elle. Catherine à l’aise avec tous ces appareils modernes qui lui étaient étrangers, de la télévision au grille-pain. Catherine qui écoutait avidement les anecdotes de Sam sur le bureau du procureur, et en avait elle aussi quelques unes à raconter. Qui pouffait de rire avec Karen devant de vieux magazines où elle apparaissait, dans ses plus belles tenues de débutante de la haute société, à diverses soirées mondaines. Qui ajoutait ses commentaires aux vidéos, car elle avait elle aussi visité ces lieux enchanteurs.

Catherine avait une vie En-Haut. Elle y avait sa place. Et pas lui. La lier à lui, ce serait la limiter aux ténèbres et à la vie simple et rude de son monde, alors qu’elle pouvait tout avoir dans celui d’En-Haut. Avait-il le droit de la laisser se faire cela ? Même si elle le désirait ? Elle croyait peut-être le désirer dans son état émotionnel actuel, influencé par sa grossesse. Mais si elle changeait d’avis après la naissance et s’en allait ? Et si elle se retrouvait  prisonnière d’un engagement pris trop vite, mais décidait quand même de s’y tenir ? L’un comme l’autre seraient terribles.

Telles étaient les pensées qui avaient tourné sans répit dans l’esprit de Vincent tout au long de cette nuit sans sommeil, presque trois mois auparavant, et au matin, sa décision était prise. Si, après la naissance de son enfant, Catherine décidait de rester En-Bas, si ses sentiments pour lui étaient restés les mêmes, alors il lui demanderait de rester En-Bas… avec lui. Jusque là, les choses reviendraient au point où elles en étaient avant la Fête de l’Hiver.

Même s’il était conscient que ce recul de sa part avait déçu Catherine, elle s’y était pliée sans poser de question ni montrer aucune amertume, prenant ce qu’il était prêt à lui donner sans chercher à en demander plus. Cette tranquille acceptation lui avait fait un peu honte et il avait fait de son mieux pour se racheter en étant aux petits soins pour elle, en passant le plus de temps possible en sa compagnie, tout en restant sur ses positions, persuadé de faire ce qu’il y avait de mieux pour Catherine.

Du moins pendant un certain temps. Au fur et à mesure que les semaines s’écoulaient, il avait commencé à douter du bien-fondé de sa résolution. Chaque jour qui passait lui apportait de nouvelles preuves que Catherine appartenait vraiment à son monde, qu’elle y avait aussi sa place. Et en y réfléchissant, au dîner chez les Greene, elle avait beaucoup plus parlé d’En-Bas que d’En-Haut…

Catherine avait besoin de lui à ses côtés, et pas seulement dans la journée. Le mystérieux lien qui les avait connectés à la Fête de l’Hiver s’était à nouveau manifesté, surtout la nuit, au cours des derniers mois. Il avait partagé le besoin qu’elle avait de lui, avait perçu l’appel insistant de son corps et de son âme tandis qu’elle se retournait sur son lit sans pouvoir dormir, et il avait dû se faire violence pour ne pas courir vers elle. Il y avait eu des nuits ou seul un plongeon sous la cascade avait pu lui assurer quelques heures d’un sommeil peuplé de rêves agités. À son grand soulagement, le désir sexuel s’était peu à peu estompé avec l’avancement de la grossesse, mais il était encore conscient de toutes les fois où un mal de dos, des crampes dans les jambes ou  tout simplement les mouvements du bébé la privaient de sommeil. Il aurait dû être avec elle pour la masser et calmer l’enfant comme il le faisait dans la journée. Ils auraient tous deux beaucoup mieux dormi dans les bras l’un de l’autre ! Mais son obstination les avait privés de ce plaisir.

Catherine l’aimait, elle le désirait. Rien que cela était miraculeux, la réponse à toutes ses prières. Et il était là, à mettre des conditions et des réserves sur le rêve ! Pour protéger Catherine, ou pour se protéger lui-même ? Tout en prétendant lui laisser le choix, il lui avait en fait refusé la liberté de le choisir, lui… excluant ainsi toute possibilité, même lointaine qu’elle puisse… ne pas le choisir.

Vincent soupira à nouveau. Il avait réfléchi à tout cela durant des semaines. Du temps perdu ? Peut-être. Il ne pouvait en vouloir à Catherine de faire preuve d’une certaine impatience, comme cela lui arrivait souvent ces derniers temps. Mais pas du temps perdu pour rien. Juste le temps dont il avait besoin pour être bien certain, non pas de ce qu’il voulait – cela il le savait déjà depuis longtemps – mais de son droit à le vouloir.

Il se redressa soudain. Maintenant il était certain et il n’avait plus de temps à perdre. Il pourrait peut-être… cherchant au fond de lui-même, il fut légèrement déçu de ne rien percevoir de Catherine et à peine une légère pulsation de la part du bébé. Ils avaient l’air de dormir profondément tous les deux, pour une fois ! Souriant de sa propre impatience, Vincent commença à se déshabiller pour se coucher. Peut-être que lui aussi allait avoir droit à une bonne nuit de sommeil ! Il allait avoir besoin de toutes ses forces car dès le matin, il irait voir Catherine pour déposer son cœur à ses pieds. Il savait qu’elle le traiterait bien.

 

Chapitre 13

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